OBJECTIF 10'000 PAS PAR JOUR

Calcul du BMI

 

Calcul de dépense énergétique

 

Tableau IMC chez les enfants

Quand nos grands-parents étaient petits, l’activité physique faisait encore partie de la vie quotidienne pour se déplacer, effectuer les tâches ménagères, se nourrir, ou chez les enfants, jouer dehors. Petit à petit, les transports motorisés ont remplacé la marche et la bicyclette, et les écrans de télévision ou d’ordinateur ont supplanté les jeux et la lecture.

 

L’inactivité physique est l’une des dix premières causes de décès, de maladie et de limitation physique ou psychique dans le monde. Dans les pays industrialisés, elle est le deuxième facteur de risque le plus important pour la santé, après le tabagisme (Murray 1996). L’inactivité physique double le risque d’obésité, de maladies cardiovasculaires et de diabète. Elle augmente significativement les risques d’hypertension, de déséquilibre des lipides sanguins, d’ostéoporose, de certains cancers, d’anxiété ou de dépression (OMS 2002).

 

En Suisse, deux personnes sur trois ne font pas assez d’activité physique pour leur santé, soit 30 minutes par jour d’activité physique modérée (OFS 2006), ce qui engendre 1.4 million de malades, 2000 décès et 1.6 milliard de francs suisses de coûts direct de santé par an (Smala et coll. 2001).

 

Déjà plus d’un adulte sur trois est en excès de poids (37 %, ESS 2002) et un enfant sur quatre (22 à 33 %, Zimmermann et coll. 2000), dû à un manque d’activité physique et à une alimentation déséquilibrée.

 

La situation est inquiétante : les enfants obèses développent très jeunes les premiers signes de maladies chroniques de l’adulte, tels que hypertension, augmentation du cholestérol ou de l’insuline. En plus, ils souffrent d’exclusion sociale et d’une baisse de leur qualité de vie (Farpour-Lambert et coll. 2006).

 

L’adoption d’un style de vie sain dès le plus jeune âge apparaît donc comme un facteur prépondérant pour la prévention primaire des maladies chroniques associées à la sédentarité.

 

 

 

« De nos jours, la dépense énergétique induite par l’activité physique est si minime que pour maintenir un poids normal, la plupart des gens ne peuvent pas manger sans devoir recourir à un régime de temps à autre ou sans constamment limiter leur consommation de nourriture.»

 

 

Prof. Claude Bouchard

Président de l’Association Internationale de l’Etude de l’Obésité

Pennington Biomedical Research Center, Louisiana State University

 

 

 

 

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